En mai 1664, la jeune bergère Benoîte Rencurel rencontra la Mère de Dieu au Vallon des Fours. Marie la conduisit à la chapelle de Bon Rencontre, qui devint le centre d’un sanctuaire de réconciliation. Benoîte accompagna les pèlerins, les encouragea à la conversion et les conduisit au sacrement de la confession. Des ecclésiastiques contemporains et d’autres accompagnateurs consignèrent sa vie et ses déclarations dans une vaste tradition écrite. L’Église autorisa le pèlerinage dès 1665. Après un nouvel examen spécialisé, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri reconnut expressément en 2008 le caractère surnaturel des apparitions.
La Mère de Dieu rencontra Benoîte Rencurel et lui confia l’établissement d’un lieu de prière et de réconciliation. La bergère conduisit les pèlerins à la conversion et à la confession ; ses accompagnateurs transmirent ses déclarations et la vie au sanctuaire.

Marie rencontre la bergère Benoîte
L’histoire du sanctuaire repose sur les déclarations de Benoîte et les écrits de ses accompagnateurs. Benoîte Rencurel, née en 1647, grandit dans un milieu modeste. En mai 1664, elle rencontra la Mère de Dieu au Vallon des Fours. La chapelle de Bon Rencontre devint ensuite le centre de ces rencontres et du pèlerinage naissant. La mission était claire : les personnes devaient se tourner de nouveau vers Dieu et trouver la réconciliation. Benoîte accueillait les pèlerins, parlait avec eux et les conduisait à la confession. Les prêtres donnaient le sacrement, tandis que la bergère les assistait par son service propre.[1][2]
Bon Rencontre devient un lieu de réconciliation
La chapelle de Bon Rencontre devint une destination pour des personnes cherchant consolation et nouveau départ. Le service de Benoîte les orientait vers le Christ et la confession. Le sanctuaire grandit ainsi à partir de la mission qu’elle avait reçue : permettre la conversion et réconcilier de nouveau les personnes avec Dieu. La rencontre personnelle avec la bergère conduisait plus loin, vers la prière et les sacrements. L’unité intérieure de l’événement s’y manifeste. Marie oriente les pèlerins vers son Fils ; les confesseurs assument le service sacramentel auquel Benoîte prépare les visiteurs.[2]
Un chemin durable de conversion
Les lieux du sanctuaire forment encore aujourd’hui un itinéraire cohérent de prière : recueillement, conversion, réconciliation et espérance. Les pèlerins suivent ainsi la mission qui détermina la vie de Benoîte. L’histoire du Laus se manifeste dans la chapelle et les chemins autant que dans les écrits conservés de ses accompagnateurs. Qui vient en ce lieu rencontre une pratique de prière et de confession mûrie au fil du temps. L’appel transmis de la Mère de Dieu reçoit dans ce service sa forme durable : les personnes trouvent de l’aide pour ordonner leur vie devant Dieu et recommencer.[4]
Les écrits contemporains
François Grimaud, Jean Peytieu, Pierre Gaillard et François Aubin conservèrent les informations sur Benoîte et les débuts du sanctuaire. Ils accompagnèrent sa vie, s’entretinrent avec elle ou recueillirent des déclarations. Jean Peytieu fut son confesseur pendant de longues années ; Pierre Gaillard devint un chroniqueur important. La vaste tradition manuscrite permet de suivre les personnes, les événements et le développement du lieu sur une longue période. On peut chaque fois demander si un auteur consigne une observation personnelle, une communication de Benoîte ou un autre récit. L’attribution nominative rend cette comparaison possible.[1][5]
L’enquête et le jugement de 2008
Le pèlerinage avait été autorisé par l’Église dès 1665. Lors de l’examen ultérieur de son histoire, il apparut qu’une reconnaissance formelle explicite des apparitions restait à prononcer. Entre 2005 et 2007, des spécialistes en théologie, en histoire et en sciences furent donc saisis du cas. Après examen et accord de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri reconnut le caractère surnaturel des apparitions le 4 mai 2008. Le jugement s’inscrivait à la suite de la vénération pluriséculaire et des sources conservées. Ces longs antécédents expliquent pourquoi le culte et la reconnaissance formelle portent des dates différentes.[1]
L’huile de la lampe et la prière pour la guérison
L’usage de l’huile de sa lampe appartient au sanctuaire. L’explication du Laus associe ce geste à la prière et à la présence du Christ. Les pèlerins se confient ainsi à la sollicitude de Dieu et demandent guérison ou force. L’huile appartient à une pratique de prière ; elle n’est ni un sacrement propre ni un médicament médicalement reconnu. Les récits de guérisons corporelles nécessitent chaque fois une étude de l’évolution de la maladie. La signification spirituelle du geste demeure aussi lorsqu’une personne ne connaît pas de rétablissement physique : elle présente sa détresse à Dieu et se confie à lui.[3]
Témoins et examinateurs
Benoîte Rencurel
Témoin des apparitions
Ses expériences sont transmises par ses propres communications et les auteurs de son entourage.[1]
Jean Peytieu
Prêtre et accompagnateur
Confesseur de longue date et auteur ; témoin de la vie et transmetteur de déclarations.[1][5]
Pierre Gaillard
Chroniqueur ecclésiastique
Il rédigea d’importants écrits sur la vie de Benoîte et le sanctuaire ; ses textes appartiennent au fonds des sources historiques.[1][5]
François Aubin
Collecteur de récits et accompagnateur
Le déroulement de l’histoire
- Naissance de Benoîte
Benoîte Rencurel naît à Saint-Étienne.[1]
- Début des apparitions
Benoîte rencontre Marie au Vallon des Fours ; Bon Rencontre devient ensuite le centre.[1]
- Pèlerinage autorisé
L’accueil ecclésial du lieu de pèlerinage commence.[1]
- Mort de Benoîte
La longue vie de la bergère et accompagnatrice spirituelle s’achève.[1]
- Nouvel examen spécialisé
Des commissions étudient le cas transmis.[1]
- Reconnaissance explicite
Di Falco publie le jugement positif.[1]
Position de l’Église
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri reconnut le caractère surnaturel le 4 mai 2008, après les travaux de plusieurs commissions spécialisées et l’accord de la Congrégation pour la doctrine de la foi. L’autorisation du pèlerinage depuis 1665 constituait une étape antérieure et distincte.
Objections et réponses
Les chroniqueurs de l’entourage de Benoîte sont-ils des témoins fiables ?
Leur proximité constitue d’abord une force importante : ils pouvaient observer la conduite de Benoîte, s’entretenir avec elle et accompagner le développement du sanctuaire sur une longue période. Jean Peytieu était son confesseur ; d’autres auteurs connus par leur nom conservèrent les informations. Leur lien religieux ne rend pas leurs déclarations sans valeur. Dans la comparaison, il faut distinguer l’observation faite par l’auteur lui-même de l’information qu’il reprend. Ces questions de provenance appartiennent précisément au travail historique. Le nouvel examen ecclésiastique et le jugement explicite de reconnaissance de 2008 donnent un poids supplémentaire à l’ensemble transmis.[1][5]
Quels événements la reconnaissance de 2008 comprend-elle ?
Elle reconnaît le caractère surnaturel de l’ensemble des apparitions étudié. Ce jugement positif peut être clairement nommé. Il ne confirme pas automatiquement chaque récit particulier lié ultérieurement au lieu, où qu’il soit rapporté. Pour un témoignage de guérison supplémentaire, ses témoins, ses documents et son évolution restent déterminants. Une attribution aussi précise ne retire rien au message reconnu : la mission de conversion, de confession et de réconciliation est le centre ferme du Laus. Les pèlerins peuvent lui faire confiance sans devoir reprendre indistinctement toute communication ultérieure.[1][2][4]
Signification pour la foi
Notre-Dame du Laus possède une vaste tradition contemporaine et une reconnaissance explicite du caractère surnaturel des apparitions. La mission confiée à Benoîte reste vivante au sanctuaire : conduire les personnes à la conversion, à la confession et à la réconciliation avec Dieu.[1][2][5]
Comment les apparitions et les révélations privées sont examinées
Témoignages, messages, fruits spirituels et décisions de l’Église.
Moyens d’examen et procédure de l’Église →Sources et références
Les indications sur l’accessibilité et la portée des sources t’aident à apprécier toi-même les preuves.
- [1] Histoire de Notre-Dame du LausOuvrir la source · sanctuaire-notredamedulaus.com ↗
- [2] Bon RencontreOuvrir la source · sanctuaire-notredamedulaus.com ↗
- [3] Recevoir l’huile du LausOuvrir la source · sanctuaire-notredamedulaus.com ↗
- [4] Les parcours spirituelsOuvrir la source · sanctuaire-notredamedulaus.com ↗
- [5] Notes biographiques sur les historiens de Notre-Dame du Laus
Référence d’inventaire ; aucune affirmation d’avoir intégralement consulté les archives inédites.
Ouvrir la source · francearchives.gouv.fr ↗



