Pierre et Jean au tombeau vide – représentation artistique
Miracles · Signes de la foi

Il vit et il crut

L’action de Dieu dans la Sainte Écriture et dans l’histoire de l’Église. Découvre les miracles, leurs témoins et les résultats de leurs examens.

Jean 20,8

Voir les signes.
Faire confiance au Seigneur.

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »Jean 20,29

Les miracles rendent visible l’action de Dieu, fortifient la foi et appellent à la conversion. Leur but est la rencontre avec le Christ.

Au tombeau vide, le disciple voit et croit. Plus tard, Jésus parle à Thomas de ceux qui croient sans avoir vu eux-mêmes. Les deux vont ensemble : la foi peut chercher des raisons et se fier à des témoignages dignes de confiance.

Tu trouveras ici les miracles bibliques et les miracles de l’histoire de l’Église : les actes du Christ, les miracles eucharistiques, les guérisons, les apparitions mariales et les témoignages extraordinaires de la vie des saints. Nous présentons en détail les événements, leurs témoins et les examens. Les sources te conduisent aux récits transmis et aux constatations documentées.

Ce qu’est un miracle et comment nous l’examinons →
83Dossiers de cas et d’étude
7Rubriques à découvrir
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Les rubriques

Traces de l’extraordinaire.

Découvre les miracles du Christ et les témoignages de son action au fil des siècles.

Les traces de la Passion – illustration sacrée
Les traces de la Passion

Images et reliques de la Passion

Le Linceul de Turin, la Sainte Face de Manoppello et les reliques de la Passion d’Oviedo, de Trèves et d’Argenteuil : leur histoire et les résultats de leurs examens.

Dossiers : 5Découvrir la rubrique →
Le Pain de vie – illustration sacrée
Le Pain de vie

Miracles eucharistiques

De Lanciano et Bolsena à Legnica : les miracles eucharistiques, leurs témoins, les reliques conservées et les études scientifiques.

Dossiers : 20Découvrir la rubrique →
Corps, souffrance et espérance – illustration sacrée
Corps, souffrance et espérance

Guérisons

Lourdes, Calanda et d’autres guérisons reconnues : les personnes, leur histoire médicale, les témoignages des médecins et le jugement de l’Église.

Dossiers : 13Découvrir la rubrique →
L’espérance au-delà de la mort – illustration sacrée
L’espérance au-delà de la mort

Incorruptibilité

Premières exhumations, témoins nommément identifiés et conservation exceptionnelle des corps : les constatations et leur histoire ultérieure.

Dossiers : 6Découvrir la rubrique →
Message et discernement – illustration sacrée
Message et discernement

Apparitions mariales

Guadalupe, Lourdes, Fatima et d’autres lieux d’apparition : le déroulement, les témoins, les messages et les décisions de l’Église.

Dossiers : 12Découvrir la rubrique →
La grâce dans l’histoire – illustration sacrée
La grâce dans l’histoire

Signes dans la vie des saints

Stigmates, bilocation, préservation miraculeuse et autres événements extraordinaires : les saints, leurs témoins et les enquêtes.

Dossiers : 14Découvrir la rubrique →
Signes du Royaume qui vient – illustration sacrée
Signes du Royaume qui vient

Les miracles de Jésus

Guérisons, miracles de la nature, retours à la vie et résurrection du Christ : les événements des Évangiles dans leur déroulement complet et leurs témoins.

Dossiers : 13Découvrir la rubrique →
Trois chemins pour découvrir la collection

Par où souhaites-tu commencer ?

Le visage du Linceul en positif et en négatif
À la une · Le Linceul de Turin

Un plaidoyer argumenté en faveur de l’authenticité.

Toute l’histoire dans un dossier : le visage, les analyses attestant le sang, les traces de la Passion et le parcours du linge au fil des siècles. Contemple les photographies et suis les passages bibliques ; les objections et leurs réponses se trouvent à la fin.

Le grand dossier du Linceul →
Découvrir · comparer · poursuivre la lecture

Les miracles et leurs témoins.

Choisis un lieu, une période ou un thème. Découvre la même sélection sous forme de dossiers, sur la carte ou dans la frise chronologique.

Démarche d’examen et jugement de l’Église →

Dossiers : 83

Images et reliques de la Passion
Image merveilleuse

Le Linceul de Turin

Cathédrale Saint-Jean-Baptiste, Turin · Relique de la Passion · attestée avec certitude depuis le XIVe siècle

Le Linceul de Turin montre, de face et de dos, un corps flagellé et crucifié : du sang sur la tête, des blessures aux mains et aux pieds, un côté ouvert et les traces de l’ensevelissement. Ces caractéristiques conduisent directement à la Passion de Jésus-Christ. Les analyses chimiques révélant du sang, les mesures optiques, les observations microscopiques et l’organisation spatiale particulière de l’image donnent au linge conservé un poids exceptionnel. Depuis des décennies, des spécialistes de différentes disciplines en examinent les fibres, les traces et l’histoire. Les vues d’ensemble et les passages évangéliques correspondants éclairent ce lien pas à pas.

Relique de la Passion vénérée par l’ÉgliseLire →
Images et reliques de la Passion
Image merveilleuse

La Sainte Face de Manoppello

Basilique du Volto Santo, Manoppello · Vénération attestée depuis le XVIIe siècle

Sur un petit voile translucide à Manoppello apparaît le visage d’un homme barbu aux yeux ouverts. L’angle d’observation et l’éclairage en modifient l’impression ; l’image est perceptible des deux côtés. Depuis le XVIIe siècle, les capucins en sont les gardiens. Des recherches historiques la relient à la tradition de Véronique, tandis que des études optiques examinent les fibres, la lumière et les proportions de l’image. Benoît XVI se rendit en pèlerinage au sanctuaire en 2006 et parla de la recherche du visage du Christ. La contemplation de l’image, la recherche et une vivante vénération du Christ se rencontrent ainsi en ce lieu.

Image du Christ vénérée par l’ÉgliseLire →
Images et reliques de la Passion
Relique de la Passion

La Sainte Tunique de Trèves

Cathédrale de Trèves · Attestée avec certitude depuis 1196 ; première ostension publique en 1512

La Sainte Tunique compte parmi les plus importantes reliques de la Passion dans les pays de langue allemande. Sous sa forme traditionnelle de vêtement, elle conserve un ancien noyau de tissu de laine. La tradition de Trèves la rattache à sainte Hélène et à la tunique du Christ que les soldats tirèrent au sort au pied de la croix. Sa vénération est attestée depuis le Moyen Âge ; l’ostension publique de 1512 inaugura un pèlerinage au large rayonnement. L’histoire du textile et l’interprétation de saint Cyprien convergent vers l’image du vêtement indivis et de l’unité de l’Église.

Relique de la Passion vénérée dans la cathédrale de TrèvesLire →
Images et reliques de la Passion
Relique de la Passion

La Sainte Tunique d’Argenteuil

Basilique Saint-Denys, Argenteuil · Vénération publique depuis le Moyen Âge ; ostension en 2025

À Argenteuil, près de Paris, un ancien vêtement de laine est vénéré comme la tunique du Christ. Ses fragments portent les traces d’une histoire mouvementée : conservation clandestine, pèlerinage médiéval, sauvetage pendant la Révolution française et restauration attentive. Le sanctuaire associe la tradition aux études du tissu, des traces de sang et des pollens. Les ostensions solennelles se poursuivent jusqu’à nos jours ; en 2025, la tunique fut de nouveau exposée au public. Au centre se trouvent le souvenir du don corporel du Christ et celui du vêtement indivis au pied de la croix.

Relique de la Passion vénérée par l’ÉgliseLire →
Images et reliques de la Passion
Relique de la Passion

Le Suaire d’Oviedo

Cámara Santa, cathédrale d’Oviedo · Vénération médiévale ; études modernes depuis 1965

Dans la Cámara Santa d’Oviedo, un petit linge de lin est vénéré comme le linge de tête du Christ. Ses plis et ses taches permettent une reconstitution concrète des soins apportés à un défunt. Giulio Ricci, l’équipe espagnole EDICES et d’autres chercheurs étudièrent le tissu, les traces de sang et les liens avec le Linceul de Turin. Les comparaisons au niveau du nez, de la bouche et de l’arrière de la tête sont particulièrement instructives, de même que l’ordre possible d’utilisation des deux linges. Son histoire conduit de l’Arca Santa et des pèlerins médiévaux aux recherches médico-légales et microscopiques actuelles.

Relique de la Passion vénérée dans la cathédraleLire →
Miracles eucharistiques

Alatri : l’hostie devenue chair et la lettre de Grégoire IX

Alatri, cocathédrale San Paolo · 1227/1228 ; lettre pontificale du 13 mars 1228

À Alatri, une jeune femme conserva une hostie consacrée afin de reconquérir quelqu’un par un sortilège amoureux. Après trois jours, elle trouva de la chair dans le linge caché. Effrayée, elle confessa à l’évêque ce qui s’était passé ; l’instigatrice se présenta elle aussi. La lettre de Grégoire IX du 13 mars 1228, proche des événements, reprend l’affaire, la reconnaît comme un miracle divin et règle la pénitence. Avec cette réponse pontificale, Alatri possède un témoignage écrit ancien particulièrement important.

Appréciation pontificale positive proche des événements, en 1228Lire →
Miracles eucharistiques

Amsterdam : l’hostie intacte dans le feu

Amsterdam, Kalverstraat et Begijnhof · Mars 1345

En mars 1345, un homme gravement malade reçut la sainte communion dans une maison de la Kalverstraat. Lorsqu’il vomit ensuite, le contenu fut jeté au feu. Une femme y trouva l’hostie intacte. De ce témoignage conservé par l’Église naquit un important pèlerinage. La mémoire survécut à la Réforme et aux interdictions et se poursuit jusqu’à aujourd’hui dans la Procession silencieuse : les fidèles traversent la ville nocturne en priant et vénèrent le Christ dans l’Eucharistie.

Pèlerinage historique toujours entretenu par l’ÉgliseLire →
Miracles eucharistiques

Blanot : la parcelle d’hostie et le linge taché de sang

Blanot, Côte-d’Or · 31 mars 1331

Le 31 mars 1331, pendant la communion pascale à Blanot, l’assistant Thomas Caillot remarqua une parcelle d’hostie tombée. Il rappela le prêtre Hugues de la Baume. Celui-ci vit du sang à cet endroit sur le linge de communion. La tradition nomme aussi la communiante Jacquette et relie l’événement à une enquête sous l’évêque Pierre Bertrand et son official Jean Jarossier. Le linge vénéré conserve la mémoire d’un miracle qui donne à voir la présence entière du Christ jusque dans la plus petite espèce eucharistique.

Miracle eucharistique historique lié à une enquête ecclésiastiqueLire →
Miracles eucharistiques

Bolsena et Orvieto : le corporal taché de sang

Bolsena, Santa Cristina ; Orvieto, cathédrale · 1263 ; les sources locales mentionnent aussi 1264

À Santa Cristina de Bolsena eut lieu le miracle eucharistique dont le corporal est toujours vénéré à Orvieto : pendant la messe, des gouttes de sang sortirent de l’hostie et tachèrent le linge de lin. La démarche du prêtre auprès d’Urbain IV, le transfert solennel et les reliques conservées relient les deux villes. Les témoignages médiévaux, l’instauration de la Fête-Dieu et l’examen documenté du linge en 2015 appartiennent au tableau historique.

Sanctuaire eucharistique avec une vénération ecclésiale pluriséculaireLire →
Miracles eucharistiques

Buenos Aires : les miracles eucharistiques de Santa María

Buenos Aires, paroisse Santa María, Avenida La Plata · 1992, 1994 et 1996

Dans la paroisse Santa María, des changements décrits comme de la chair et du sang furent observés sur des hosties consacrées et des fragments d’hosties. Le prêtre impliqué Eduardo Pérez Dal Lago témoigne du commencement en mai 1992 et nomme les autres prêtres ainsi que la médecin appelée. Les événements de 1992, 1994 et 1996 conduisirent à des examens et à une vénération eucharistique toujours entretenue. En 2024, l’archevêque Jorge García Cuerva réglementa leur conservation commune et la présentation de leur histoire à Santa María.

Vénération réglementée par l’Église à Santa MaríaLire →
Miracles eucharistiques

Cascia : les pages de bréviaire tachées de sang

Sienne ; aujourd’hui Cascia, église inférieure de la basilique Sainte-Rita · 1330

En 1330, un prêtre près de Sienne porta une hostie consacrée à un malade. Il l’avait placée entre les pages de son bréviaire. En ouvrant le livre, il trouva du sang et l’hostie qui y adhérait. Effrayé, le prêtre alla trouver l’augustin Simon Fidati, qui prit les feuillets en charge. La tradition de l’ordre et la biographie historique de Simon retracent leur chemin vers Pérouse et Cascia. La relique est toujours conservée et vénérée au sanctuaire de sainte Rita.

Vénération au sanctuaire de CasciaLire →
Miracles eucharistiques

Douai : le Christ apparaît dans la sainte hostie

Douai, autrefois Saint-Amé ; aujourd’hui vénération à Saint-Pierre · Pâques 1254

À Pâques 1254, des prêtres et chanoines de Saint-Amé à Douai virent une apparition du Christ dans l’hostie. La nouvelle conduisit le dominicain Thomas de Cantimpré sur place. Il atteste qu’il ne vit d’abord que l’hostie blanche, puis le visage couronné d’épines du Seigneur souffrant, et enfin un visage rayonnant. Son propre récit donne à Douai un rang historique particulier : un auteur nommé décrit sa visite, son entretien avec le doyen et sa perception.

Vénération entretenue par l’Église avec un récit de témoin médiévalLire →
Miracles eucharistiques

Faverney : l’ostensoir au-dessus de l’autel brûlé

Faverney, ancienne église abbatiale · Pentecôte 1608

À la Pentecôte 1608, un incendie détruisit la structure de bois dressée pour l’exposition eucharistique à Faverney. Selon les témoignages conservés, l’ostensoir contenant deux hosties consacrées demeura environ 33 heures sans soutien visible au-dessus des restes calcinés. Des moines, des ecclésiastiques et des laïcs observèrent l’événement. L’enquête commença dès le mois de mai et conduisit à la reconnaissance ecclésiastique du 9 juin 1608. La transmission de ses actes est attestée dans des archives publiques.

Reconnaissance ecclésiastique contemporaine de 1608 documentéeLire →
Miracles eucharistiques

Ferrare : le miracle du sang à Santa Maria in Vado

Ferrare, Santa Maria in Vado · 28 mars 1171

Le dimanche de Pâques, 28 mars 1171, le prieur Pietro da Verona célébrait la messe à Santa Maria in Vado. Lors de la fraction de l’hostie consacrée, selon le témoignage conservé par l’archidiocèse, du sang en sortit et atteignit la voûte. Prêtres et fidèles virent l’événement. La partie concernée de l’église fut conservée et particulièrement encadrée même lors de la reconstruction ultérieure. Jusqu’à aujourd’hui, l’archidiocèse y vénère le Précieux Sang et commémore le miracle eucharistique.

Vénération diocésaine continue du Prodigioso SangueLire →
Miracles eucharistiques

Lanciano : chair et sang dans le miracle eucharistique

Lanciano, sanctuaire de San Francesco · Tradition : VIIIe siècle ; examen : 1970–1971

À Lanciano, un moine doutait pendant la messe de la présence réelle du Christ. Selon le témoignage conservé au sanctuaire, de la chair et du sang apparurent lors de la consécration à la place des espèces jusque-là visibles. La chair et cinq caillots de sang sont toujours vénérés. L’examen médical d’Odoardo Linoli apporta un constat positif important : il identifia du tissu myocardique humain et du sang humain de groupe AB. Son étude publiée en 1971 contient les méthodes et des illustrations ; l’anatomiste Ruggero Bertelli confirma l’appréciation histologique.

Vénération ecclésiale et constat médical publiéLire →
Miracles eucharistiques

Legnica : l’hostie de Noël 2013

Legnica, Saint-Hyacinthe (św. Jacek) · 25 décembre 2013 ; communiqué en 2016

Le jour de Noël 2013, une hostie consacrée tomba à terre à Saint-Hyacinthe de Legnica. Elle fut placée dans l’eau ; des zones rougeâtres apparurent ensuite. Une commission épiscopale fit réaliser des examens matériels. Le résultat publié mentionne des fragments de muscle strié dont la structure globale correspondait le plus probablement au muscle cardiaque, ainsi que des indices génétiques d’une origine humaine. En 2016, après saisine de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Zbigniew Kiernikowski ordonna l’aménagement d’un lieu digne de vénération publique.

Vénération publique ordonnée par l’évêqueLire →
Miracles eucharistiques

Ludbreg : le Saint Sang et le doute du prêtre

Ludbreg, sanctuaire du Précieux Sang du Christ · Tradition : début du XVe siècle ; bulle de 1513

Un prêtre de Ludbreg doutait pendant la messe. Selon le témoignage de la tradition du sanctuaire, le vin consacré dans le calice prit visiblement l’aspect du sang. Il cacha d’abord le contenu extraordinaire du calice et ne révéla l’événement qu’avant sa mort. L’ampoule contenant le Saint Sang devint le centre d’une vaste vénération. Le pape Jules II fit procéder à une enquête ; Léon X favorisa le pèlerinage par sa bulle de 1513. Ludbreg demeure un important sanctuaire du Précieux Sang du Christ.

Pèlerinage au Précieux Sang soutenu par le papeLire →
Miracles eucharistiques

Offida : l’hostie sanglante et la confession de Ricciarella

Lanciano ; aujourd’hui Offida, Sant’Agostino · 1273–1280

En 1273, à Lanciano, Ricciarella emporta chez elle une hostie consacrée pour retrouver grâce à elle la paix conjugale. Lorsqu’elle chauffa l’hostie sur une brique, du sang en sortit. Elle cacha les objets jusqu’à ce que, sept ans plus tard, elle confessât son acte à l’augustin Giacomo Diotallevi. Il récupéra les reliques et les apporta à Offida en 1280. Cet événement conservé par la tradition locale fonda la vénération de la Sainte Croix et du miracle eucharistique en ce lieu.

Miracle eucharistique historique au sanctuaire diocésainLire →
Miracles eucharistiques

Santarém : le Santíssimo Milagre

Santarém, Igreja de Santo Estêvão · XIIIe siècle ; 1247 est souvent cité

À Santarém, une femme en difficulté dans son mariage emporta chez elle une hostie consacrée dans un but magique. Selon le récit conservé localement, du sang apparut sur son enveloppe ; la nuit, une lumière émana de la cachette. La femme confessa à son mari et au curé ce qui s’était passé. L’hostie fut rapportée dans l’église et dès lors vénérée. Le sanctuaire de Santo Estêvão conserve cette mémoire depuis le Moyen Âge ; son statut épiscopal de 2024 place au centre la prière, les sacrements et la conservation attentive.

Sanctuaire diocésain doté d’un statut épiscopalLire →
Miracles eucharistiques

Seefeld : le miracle de l’hostie et la conversion d’Oswald Milser

Seefeld au Tyrol, Saint-Oswald · Tradition : 1384

En 1384, Oswald Milser exigea à Seefeld une hostie plus grande que celles des autres fidèles. Selon le récit conservé par la paroisse, le sol céda sous lui lorsqu’il la reçut. La pierre de l’autel où il cherchait un appui céda elle aussi. L’événement ne cessa que lorsque le prêtre reprit l’hostie ; des traces de sang y apparurent. Milser se convertit. Le miracle fonda un important pèlerinage tyrolien et fut transmis par les images, l’architecture et l’écrit.

Pèlerinage historique avec une tradition ecclésiale, figurée et écriteLire →
Miracles eucharistiques

Sienne : les saintes hosties conservées depuis 1730

Sienne, basilique San Francesco · Depuis août 1730

En août 1730, environ 350 hosties consacrées furent volées avec leur ciboire dans l’église San Francesco de Sienne. Trois jours plus tard, les hosties furent retrouvées dans un tronc à offrandes de Santa Maria in Provenzano et solennellement rapportées. Depuis lors, leur conservation extraordinaire est vénérée comme un miracle eucharistique. Des inspections répétées ont décrit l’ensemble conservé. L’examen de 2014 confirma lui aussi le bon état de conservation ; les cultures microbiologiques mises en place ne montrèrent aucune croissance après sept et quatorze jours.

Miracle eucharistique dans la vénération de l’archidiocèseLire →
Miracles eucharistiques

Sokółka : l’hostie et le constat de tissu myocardique

Sokółka, Saint-Antoine-de-Padoue · 12 octobre 2008 ; communiqué ecclésiastique en 2009

Le 12 octobre 2008, une hostie consacrée tomba à terre à Sokółka. Elle fut respectueusement placée dans l’eau. Une semaine plus tard, sœur Julia Dubowska découvrit une tache d’un rouge intense. L’examen qui suivit aboutit à un constat remarquable : deux anatomopathologistes jugèrent indépendamment le matériau comme étant du muscle cardiaque ou comme correspondant le plus étroitement à ce tissu. La commission ecclésiastique confirma que l’échantillon provenait de l’hostie conservée et ne trouva aucun indice d’intervention étrangère. Elle est publiquement vénérée depuis 2011.

Vénération approuvée par l’Église au sanctuaireLire →
Miracles eucharistiques

Tixtla : le sang sur l’hostie consacrée

Tixtla, paroisse San Martín de Tours · 21 octobre 2006

Le 21 octobre 2006, une religieuse remarqua une substance rougeâtre sur une hostie pendant la distribution de la communion à Tixtla. Le récit nomme les prêtres impliqués, Leopoldo Roque et Raymundo Reyna Esteban. Les examens qui suivirent furent résumés par la mise en évidence de sang humain et du groupe sanguin AB. En 2013, l’évêque Alejo Zavala Castro jugea l’événement comme un miracle divin. L’observation, les indications publiées sur les examens et les étapes ecclésiastiques ultérieures sont présentées ci-dessous dans leur ordre.

Appréciation positive en 2013 ; nouvel examen confirmé en 2022Lire →
Miracles eucharistiques

Trani : l’hostie sanglante dans l’huile chaude

Trani, Sant’Andrea et chapelle du miracle · Traditionnellement vers 1000 ; tradition ancienne à examiner plus précisément

À Trani est vénérée une hostie qui, selon le récit conservé par l’Église, prit l’aspect de chair et de sang lorsqu’elle fut chauffée dans l’huile. La femme impliquée fut effrayée ; des responsables ecclésiastiques furent appelés. La relique, la chapelle et la vénération locale maintiennent vivante la mémoire de cet événement. Les versions écrites vont du récit de voyage des Adorno de 1470 à la présentation détaillée de Bartolomeo Campi de 1625. Elles donnent accès à l’événement commun et aux particularités de sa transmission.

Vénération ecclésiale avec une tradition textuelle historiqueLire →
Miracles eucharistiques

Walldürn : l’image de sang sur le corporal

Walldürn, basilique de pèlerinage Saint-Georges · Tradition : vers 1330 ; premier examen en 1408

Vers 1330, le prêtre Heinrich Otto renversa le calice pendant la messe. Son contenu consacré se répandit sur le corporal. Selon le récit conservé par le pèlerinage, le Crucifié et d’autres images du Christ apparurent sur le linge. Le prêtre cacha d’abord le corporal et ne révéla l’événement qu’avant sa mort. De sa confession naquit le pèlerinage au Saint Sang. Une enquête ecclésiastique de 1408 et le privilège d’indulgence d’Eugène IV de 1445 appartiennent à ses premières étapes documentées.

Pèlerinage ecclésial avec d’anciennes attestations de procédure et de privilègesLire →
Guérisons

Anna Santaniello

Salerne / Lourdes · 19 août 1952 · reconnue le 21 septembre 2005

En 1952, Anna Santaniello, âgée de 41 ans, arriva à Lourdes sur une civière en raison d’une grave cardiopathie rhumatismale. Après le bain du 19 août, elle put de nouveau marcher seule et retrouva sa capacité à l’effort. Des médecins examinèrent le changement. La reconnaissance ecclésiastique eut lieu le 21 septembre 2005 par l’archevêque de Salerne, Gerardo Pierro.

67e guérison reconnue de LourdesLire →
Guérisons

Antonia Raco

Lourdes ; diocèse de Tursi-Lagonegro · 2009 · reconnue le 16 avril 2025

Antonia Raco arriva à Lourdes en 2009 avec de graves limitations neurologiques. Lors de sa visite aux piscines, sa mobilité revint ; les contrôles ultérieurs confirmèrent la disparition des troubles. Son diagnostic antérieur de sclérose latérale primitive fut vérifié à plusieurs reprises. Après de longues années d’observation et un avis médical positif, Mgr Vincenzo Carmine Orofino reconnut la guérison comme le 72e miracle de Lourdes le 16 avril 2025.

72e guérison reconnue de LourdesLire →
Guérisons

Catherine Latapie

Loubajac / Lourdes · 1er mars 1858 · reconnue le 18 janvier 1862

Après une chute, Catherine Latapie ne pouvait plus utiliser sa main droite que de manière limitée. À l’aube du 1er mars 1858, cette mère enceinte quitta Loubajac pour la Grotte de Lourdes. Lorsqu’elle plongea la main dans l’eau de la source, la mobilité revint. Le même jour, elle mit au monde chez elle un enfant. Sa guérison appartenait aux sept premiers cas reconnus par Mgr Laurence en 1862.

Première guérison reconnue de LourdesLire →
Guérisons

Comment une guérison est examinée

Lourdes · examen médical et ecclésiastique · Procédure et appréciation des preuves

L’examen d’une guérison commence par l’histoire médicale concrète : quel diagnostic avait été posé, quel traitement fut administré et qu’est-ce qui changea durablement ? À Lourdes, le Bureau médical et le comité médical international étudient ces questions ; l’évêque compétent décide de la reconnaissance ecclésiastique. Des médecins non croyants participent eux aussi à l’examen médical. Les béatifications et canonisations relèvent de règles de procédure romaines propres.

Procédure et appréciation des preuvesLire →
Guérisons

Danila Castelli

Lourdes / Bereguardo · 4 mai 1989 · reconnue le 20 juin 2013

Danila Castelli souffrait depuis des années de graves crises hypertensives récurrentes. Plusieurs opérations ne mirent pas fin à ses troubles. Après le bain à Lourdes du 4 mai 1989, une guérison durable survint. L’évolution fut examinée pendant plus de deux décennies ; le CMIL la jugea médicalement inexpliquée en 2011. Mgr Giovanni Giudici, évêque de Pavie, reconnut la guérison comme un miracle en 2013.

69e guérison reconnue de LourdesLire →
Guérisons

Jack Sullivan et l’intercession de Newman

Boston / Marshfield, Massachusetts · 15 août 2001 · reconnue en 2009

La grave maladie de la colonne vertébrale de Jack Sullivan menaçait sa formation au diaconat. Après une amélioration temporaire en 2000, les troubles revinrent ; il fut opéré en août 2001. Le 15 août, à l’hôpital, il pria de nouveau pour demander l’intercession de John Henry Newman, ne ressentit plus de douleur et marcha dans le couloir. Il put poursuivre sa formation. L’Église reconnut en 2009 cette évolution particulière de la guérison pour la béatification de Newman.

Reconnue pour la béatification de NewmanLire →
Guérisons

Jean-Pierre Bély

Lourdes / La Couronne · 9 octobre 1987 · reconnaissance en 1999

Jean-Pierre Bély avait 51 ans et était lourdement handicapé par une sclérose en plaques avancée lorsqu’il vint à Lourdes pour le pèlerinage du Rosaire en 1987. Il y reçut les sacrements et retrouva sa mobilité. La guérison demeura complète et durable. Après de longues années d’examens médicaux, Mgr Claude Dagens confirma en 1999 le caractère authentique de la guérison et la reconnut comme un don de Dieu et un signe du Christ.

66e guérison dans la série officielle de LourdesLire →
Guérisons

Jeanne Frétel

Rennes / Lourdes · 8 octobre 1948 · reconnue le 20 novembre 1950

Jeanne Frétel arriva gravement malade à Lourdes en octobre 1948. Elle pouvait à peine garder les aliments et ne marchait plus. Après la communion du 8 octobre, elle supporta du lait, puis des repas entiers ; son abdomen fortement gonflé retrouva un aspect normal, et elle marcha de nouveau seule. Le cardinal Clément Roques de Rennes reconnut la guérison comme un miracle le 20 novembre 1950. Frétel aida ensuite elle-même des pèlerins malades.

52e guérison reconnue de LourdesLire →
Guérisons

John « Jack » Traynor

Lourdes / Liverpool · 25 juillet 1923 · reconnue le 8 décembre 2024

Après de graves blessures pendant la Première Guerre mondiale, John « Jack » Traynor avait perdu l’usage de son bras droit et souffrait de crises d’épilepsie ainsi que d’une mobilité réduite des jambes. Le 25 juillet 1923, il fut guéri pendant le premier pèlerinage de Liverpool à Lourdes. Plus tard, il porta lui-même des pèlerins malades. La reconnaissance ecclésiastique suivit en 2024, après que des documents médicaux historiques eurent été de nouveau réunis et examinés.

71e guérison reconnue de LourdesLire →
Guérisons

Matheus Vianna

Campo Grande, Mato Grosso do Sul · 12 octobre 2013 · reconnue en 2020

Depuis sa petite enfance, Matheus Vianna souffrait de vomissements et de dénutrition. Des examens avaient révélé un rétrécissement du duodénum associé à un tissu pancréatique disposé en anneau. Le 12 octobre 2013, lors d’une célébration avec une relique de Carlo Acutis, il demanda à ne plus vomir. Il put ensuite garder les aliments et se développer normalement. Les examens ultérieurs ne montrèrent plus la malformation auparavant diagnostiquée. Le cas fut reconnu en 2020 pour la béatification d’Acutis.

Miracle pour la béatification de Carlo AcutisLire →
Guérisons

Melissa Villalobos et sa fille Gemma

Agglomération de Chicago, Illinois · 15 mai 2013 · reconnue en 2019

En mai 2013, Melissa Villalobos subit de graves hémorragies pendant sa grossesse de son cinquième enfant. Lorsqu’elle demanda chez elle l’intercession de Newman le 15 mai, l’hémorragie cessa. Un contrôle le jour même confirma la guérison. Elle put poursuivre sa grossesse et mit au monde sa fille Gemma en bonne santé le 27 décembre. L’événement fut reconnu en 2019 pour la canonisation de John Henry Newman.

Miracle pour la canonisation de NewmanLire →
Guérisons

Miguel Juan Pellicer de Calanda

Calanda / Saragosse · 29 mars 1640 · jugement ecclésiastique le 27 avril 1641

Selon les documents historiques du procès, Miguel Juan Pellicer retrouva le 29 mars 1640 à Calanda sa jambe droite auparavant amputée. Il l’avait perdue en 1637 après un accident de charrette et se déplaçait avec une jambe de bois et une béquille. L’événement fut consigné par un notaire quelques jours plus tard, puis soumis à une enquête ecclésiastique. Les chirurgiens ayant participé à l’amputation figuraient parmi les témoins. L’archevêque Pedro Apaolaza reconnut le miracle le 27 avril 1641.

Récit historique de guérison reconnu par l’ÉgliseLire →
Guérisons

Sœur Bernadette Moriau

Bresles ; pèlerinage à Lourdes · 11 juillet 2008 · reconnue en 2018

Le 11 juillet 2008, après un pèlerinage à Lourdes, sœur Bernadette Moriau retira son corset et son attelle et put de nouveau marcher librement. Elle avait derrière elle des décennies de douleurs dorsales et nerveuses, quatre opérations et des limitations de plus en plus lourdes. La mobilité retrouvée persista. Après des examens médicaux et l’avis du comité médical international, Mgr Jacques Benoit-Gonnin reconnut la guérison comme un miracle le 11 février 2018.

70e guérison reconnue de LourdesLire →
Incorruptibilité

Bernadette Soubirous : le corps dans la châsse de Nevers

Nevers, ancien couvent Saint-Gildard · 1879–1925 ; châsse depuis 1925

Le 22 septembre 1909, les médecins Charles David et Antoine Jourdan ouvrirent le cercueil de Bernadette à Nevers. Après environ trente ans, ils trouvèrent le corps avec des parties corporelles conservées. D’autres reconnaissances, en 1919 et 1925, documentèrent aussi des tissus internes. Les revêtements de cire ultérieurs du visage et des mains appartiennent à l’histoire de l’exposition publique ; le premier constat médical avait été établi bien auparavant.

Conservation corporelle documentée médicalementLire →
Incorruptibilité

Catherine Labouré : la sœur à l’origine de la Médaille Miraculeuse

Paris, chapelle de la rue du Bac · 1933 : ouverture du tombeau

Lors de l’ouverture du tombeau le 21 mars 1933, des médecins, des ecclésiastiques et des sœurs trouvèrent le corps de Catherine Labouré conservé après environ 56 ans. Le récit du P. Baeteman mentionne la crypte très humide de Reuilly et décrit aussi les yeux et les vêtements conservés. Le cardinal Jean Verdier accompagna l’identification ecclésiastique. Le corps fut ensuite transféré dans la chapelle de la rue du Bac.

État de conservation de 1933 transmis par l’ÉgliseLire →
Incorruptibilité

Catherine de Bologne : la sainte assise

Bologne, Santuario Corpus Domini · 1463 et la vénération ultérieure

Les clarisses trouvèrent le corps de Catherine conservé et odorant dix-huit jours après son inhumation, en mars 1463. Elle avait été enterrée sans cercueil. Sa consœur Illuminata Bembo conserva le souvenir de l’élévation du corps et des événements extraordinaires qui suivirent. Le corps aujourd’hui vénéré en position assise et les descriptions ultérieures de ses changements appartiennent à la suite de l’histoire du sanctuaire Corpus Domini.

Conservation lors de la première élévation attestée par le monastèreLire →
Incorruptibilité

Charbel Makhlouf : les récits du tombeau d’Annaya

Annaya, monastère Saint-Maron · Première exhumation le 15 avril 1899 ; examens et transferts ultérieurs

Le 15 avril 1899, lors de la première ouverture du tombeau de Charbel, les moines et les témoins trouvèrent un corps conservé, souple et mobile. De l’eau et de la boue avaient pénétré dans la crypte. Les dépositions recueillies ultérieurement pour le procès ecclésiastique décrivent cette première découverte et un écoulement de liquide. Des traitements, d’autres examens et des changements suivirent au cours des décennies suivantes.

Premier constat de conservation dans la tradition monastiqueLire →
Incorruptibilité

Cuthbert de Lindisfarne : le récit de Bède et le tombeau de Durham

Lindisfarne et Durham · Première élévation le 20 mars 698 ; examens ultérieurs en 1827 et 1899

Le 20 mars 698, les moines de Lindisfarne ouvrirent le tombeau de Cuthbert pour transférer ses ossements. Le récit de Bède décrit leur découverte surprenante après onze ans : un corps conservé, aux articulations mobiles, et des vêtements conservés. Les frères avertirent l’évêque Eadbert et revêtirent le corps de nouveaux vêtements sur son ordre. Les examens beaucoup plus tardifs à Durham constituent d’autres étapes de son histoire.

Récit ancien d’exhumation chez BèdeLire →
Incorruptibilité

Sœur Wilhelmina Lancaster : l’état de conservation constaté à Gower

Gower, Missouri ; Abbey of Our Lady of Ephesus · 2019–2024

Le 28 avril 2023, les bénédictines de Gower découvrirent, après près de quatre ans, le corps de leur fondatrice dans un état de conservation inattendu. Elle avait été inhumée sans embaumement dans un simple cercueil de bois non scellé. Alors que la doublure du cercueil s’était décomposée, le corps et l’habit religieux demeuraient conservés. L’abbesse Cecilia Snell et la prieure Scholastica Radel décrivirent l’exhumation ; l’équipe médicale mandatée par l’évêque examina la découverte.

Conservation examinée médicalement à la première exhumationLire →
Apparitions mariales

Banneux : la Vierge des Pauvres

Banneux, province de Liège · Du 15 janvier au 2 mars 1933

Le 15 janvier 1933, la Mère de Dieu apparut à Mariette Beco, âgée de onze ans, devant la maison familiale de Banneux. Au cours de huit rencontres, elle conduisit la fillette à une source, se désigna comme la Vierge des Pauvres et demanda la prière et une petite chapelle. Elle dédia la source à toutes les nations et au soulagement de la souffrance. Mgr Louis-Joseph Kerkhofs fit examiner l’événement pendant des années et reconnut sans réserve en 1949 la réalité des huit apparitions. Banneux devint ainsi un lieu de pèlerinage particulièrement tourné vers les pauvres et les malades.

Huit apparitions reconnues en 1949Lire →
Apparitions mariales

Beauraing : la Mère au cœur d’or

Beauraing · Du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933

Entre le 29 novembre 1932 et le 3 janvier 1933, la Mère de Dieu apparut au total 33 fois à cinq enfants de Beauraing. Albert, Fernande et Gilberte Voisin ainsi qu’Andrée et Gilberte Degeimbre la virent d’abord près de l’école, puis près de l’aubépine du jardin. Marie montra son cœur d’or et appela à la prière, au pèlerinage et à la conversion. Après des années d’enquête, l’Église autorisa d’abord la vénération. En 1949, Mgr André-Marie Charue reconnut expressément le caractère surnaturel des apparitions ; deux guérisons examinées entrèrent aussi dans son jugement.

Vénération autorisée en 1943 ; reconnaissance en 1949Lire →
Apparitions mariales

Champion : Marie et les enfants du nouveau pays

Champion, Wisconsin · Octobre 1859 ; reconnaissance le 8 décembre 2010

En 1859, l’immigrée belge Adele Brise rencontra trois fois la Mère de Dieu dans le Wisconsin. Marie lui confia une mission concrète : enseigner la foi aux enfants des familles de colons et prier pour la conversion des pécheurs. Adele accepta cette tâche. De son service naquirent un enseignement, une chapelle et un pèlerinage durable. Le sanctuaire survécut au grand incendie de Peshtigo de 1871 et devint pour les personnes un lieu de gratitude particulière. En 2010, après un examen spécialisé, Mgr David Ricken reconnut le caractère surnaturel de l’essentiel des apparitions de 1859.

Apparitions de 1859 reconnues en 2010Lire →
Apparitions mariales

Fátima : les enfants et le signe du soleil

Cova da Iria, près de Fátima · Du 13 mai au 13 octobre 1917

Le 13 mai 1917, la Mère de Dieu apparut aux enfants bergers Lúcia, Francisco et Jacinta près de Fátima. Elle appela à la prière et à la conversion. Pour la conclusion des rencontres, elle annonça un miracle public. Le 13 octobre, de nombreuses personnes se réunirent à la Cova da Iria et vécurent le miracle du soleil : ses couleurs et mouvements frappants, décrits aussi par des témoins extérieurs au cercle des enfants. Des interrogatoires proches des événements, des articles de presse et le procès ecclésiastique ultérieur donnent à Fátima un fondement documentaire particulièrement riche. En 1930, l’évêque compétent déclara les visions dignes de foi.

Visions déclarées dignes de foi en 1930Lire →
Apparitions mariales

Guadalupe : Juan Diego et l’image sur la tilma

Tepeyac, Mexico · 9–12 décembre 1531

Du 9 au 12 décembre 1531, Marie rencontre Juan Diego au Tepeyac et le charge de demander un sanctuaire à l’évêque Juan de Zumárraga. Lorsque l’évêque exige une confirmation, Juan Diego lui apporte des fleurs ; au moment où il ouvre son manteau, l’image de Marie y apparaît. Son oncle Juan Bernardino reçoit au même moment la guérison. Le témoignage de Juan Diego, la tilma conservée et l’histoire de sa vénération sont au centre de ce dossier.

Sanctuaire marial vénéré par l’ÉgliseLire →
Apparitions mariales

Knock : le signe silencieux de l’Agneau

Knock, comté de Mayo · 21 août 1879

Le soir pluvieux du 21 août 1879, une image lumineuse et silencieuse apparut contre le pignon de l’église paroissiale de Knock : Marie, Joseph et Jean l’Évangéliste, et, à côté, un autel avec l’Agneau, la croix et des anges. Des habitants du village observèrent l’événement pendant environ deux heures. Quelques semaines plus tard déjà, leurs déclarations furent recueillies par l’Église et jugées crédibles. Une nouvelle enquête interrogea les témoins encore vivants. De ce témoignage commun naquit le pèlerinage vers un sanctuaire aujourd’hui international, marial et eucharistique.

Examens positifs des témoignages ; sanctuaire internationalLire →
Apparitions mariales

La Salette : la Mère en pleurs et l’appel à la conversion

La Salette-Fallavaux, Dauphiné · 19 septembre 1846

Le 19 septembre 1846, la Mère de Dieu apparut aux enfants bergers Mélanie Calvat et Maximin Giraud au-dessus de La Salette. Elle pleurait, portait un crucifix et appelait à la conversion : honorer le nom de Dieu, sanctifier le dimanche, prier et jeûner. Les enfants devaient transmettre son message au peuple. Après cinq années d’enquête, Mgr Philibert de Bruillard reconnut l’apparition en 1851 ; son successeur confirma le jugement en 1855 après un nouvel examen. Les larmes de Marie et la croix sur sa poitrine vont ensemble : l’appel à la conversion conduit au Rédempteur crucifié.

Reconnue en 1851, confirmée en 1855Lire →
Apparitions mariales

Lourdes : Bernadette et l’Immaculée Conception

Massabielle, Lourdes · Du 11 février au 16 juillet 1858

Le 11 février 1858, la Mère de Dieu apparut à Bernadette Soubirous, âgée de quatorze ans, dans la grotte de Massabielle. Dix-huit rencontres se succédèrent jusqu’au 16 juillet. Marie appela à la prière et à la pénitence, conduisit Bernadette à la source et demanda une chapelle et des processions. Le 25 mars, elle donna son nom : l’Immaculée Conception. Bernadette resta fidèle à son témoignage malgré les interrogatoires et les oppositions. Après plusieurs années d’enquête, l’évêque Bertrand-Sévère Laurence reconnut les apparitions en 1862. Du lieu de la rencontre naquit un sanctuaire de prière, de conversion et de service des malades.

Dix-huit apparitions reconnues en 1862Lire →
Apparitions mariales

Notre-Dame du Laus : un sanctuaire de réconciliation

Saint-Étienne-le-Laus, Hautes-Alpes · Tradition des apparitions 1664–1718 ; reconnaissance en 2008

En mai 1664, la jeune bergère Benoîte Rencurel rencontra la Mère de Dieu au Vallon des Fours. Marie la conduisit à la chapelle de Bon Rencontre, qui devint le centre d’un sanctuaire de réconciliation. Benoîte accompagna les pèlerins, les encouragea à la conversion et les conduisit au sacrement de la confession. Des ecclésiastiques contemporains et d’autres accompagnateurs consignèrent sa vie et ses déclarations dans une vaste tradition écrite. L’Église autorisa le pèlerinage dès 1665. Après un nouvel examen spécialisé, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri reconnut expressément en 2008 le caractère surnaturel des apparitions.

Apparitions expressément reconnues en 2008Lire →
Apparitions mariales

Pontmain : l’espérance dans une nuit de guerre

Pontmain, Mayenne · 17 janvier 1871

Le soir du 17 janvier 1871, la Mère de Dieu apparut à quatre enfants au-dessus du village de Pontmain. La France était en guerre ; les familles craignaient pour leurs proches. Tandis que le curé Michel Guérin priait avec les villageois, les enfants lisaient le message sur une banderole : prier avec persévérance et faire confiance à l’exaucement de Dieu. Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé attestent l’événement. Après enquête, Mgr Casimir Wicart reconnut expressément l’apparition le 2 février 1872. Pontmain devint un lieu d’espérance et d’intercession.

Reconnaissance épiscopale le 2 février 1872Lire →
Apparitions mariales

Rue du Bac : les apparitions et la Médaille Miraculeuse

Rue du Bac, Paris · De juillet à décembre 1830

En 1830, rue du Bac à Paris, la Mère de Dieu rencontra la jeune religieuse Catherine Labouré. Dans la nuit du 18 au 19 juillet, elle parla avec elle dans la chapelle ; le 27 novembre, elle lui montra l’image de la future Médaille Miraculeuse. Catherine confia ces rencontres à son confesseur Jean-Marie Aladel. Avec l’autorisation de l’Église, les premières médailles furent frappées en 1832. Elles se répandirent rapidement comme signe de prière et de confiance dans la grâce de Dieu. Catherine elle-même demeura dans le service caché des personnes âgées. Sa canonisation et l’accueil liturgique de la dévotion à la médaille enracinèrent cette histoire dans la vie de l’Église.

Vénération et dévotion à la médaille portées par l’ÉgliseLire →
Apparitions mariales

San Nicolás : la Mère du Rosaire au bord du Paraná

San Nicolás de los Arroyos · Depuis le 25 septembre 1983 ; jugement du 22 mai 2016

Le 25 septembre 1983, la Mère de Dieu rencontra Gladys Quiroga de Motta à San Nicolás. Cette mère de deux filles se confia à un prêtre et transmit les messages reçus : prière du rosaire, conversion et fidélité au Christ. Dans une ancienne statue de Notre-Dame du Rosaire, elle reconnut celle qu’elle avait rencontrée. Les événements donnèrent naissance à un grand pèlerinage doté de son propre sanctuaire. Après de longues années d’accompagnement ecclésial et la consultation d’experts et de témoins, l’évêque Héctor Cardelli reconnut en 2016 le caractère surnaturel des événements marials survenus dans son diocèse.

Reconnaissance diocésaine du 22 mai 2016Lire →
Signes dans la vie des saints

Alphonse de Liguori au chevet du pape mourant

Arienzo ; présence rapportée à Rome · 21–22 septembre 1774

Le 21 septembre 1774, après la messe, l’évêque Alphonse de Liguori était assis silencieux et immobile dans son fauteuil à Arienzo. Cet état dura jusqu’au lendemain. Il appela alors les membres de la maison et déclara avoir assisté le pape Clément XIV, désormais décédé. Ce fut seulement la nouvelle venue de Rome qui fit comprendre aux personnes présentes la portée de ses paroles. Antonio Maria Tannoia conserva le récit en nommant les participants ; la procédure ecclésiastique ultérieure en débattit expressément. L’épisode témoigne d’une assistance spirituelle particulière auprès du pape mourant et du lien profond du saint avec l’Église.

Récit examiné dans le procès de canonisationLire →
Signes dans la vie des saints

Antoine de Padoue et le sermon aux poissons

Rimini, embouchure du fleuve dans la mer · Du vivant du saint ; attesté par écrit depuis environ 1300

Lorsque les habitants de Rimini rejetèrent la prédication d’Antoine, il s’adressa aux poissons sur la rive. Les Fioretti conservent le déroulement : petits et grands poissons se rassemblèrent en ordre devant lui tandis qu’il louait les dons de leur Créateur. Les habitants vinrent, reconnurent leur propre fermeture et écoutèrent désormais son enseignement. Les poissons ne s’éloignèrent qu’après sa bénédiction. La tradition médiévale montre l’action de Dieu par un appel inhabituel à la conversion. Le sanctuaire d’Antoine accueille encore aujourd’hui le sermon aux poissons comme une invitation à écouter attentivement le Christ.

Tradition hagiographique médiévaleLire →
Signes dans la vie des saints

Benoît et la coupe empoisonnée brisée

Subiaco et ses environs · Début du VIe siècle ; récit consigné vers 593/594

Lorsque des moines voulurent empoisonner leur abbé Benoît, la coupe se brisa au signe de croix. Grégoire le Grand transmet cet épisode dans son ancienne biographie du saint et nomme quatre informateurs issus de l’entourage monastique de Benoît comme sources de ses renseignements. Les moines avaient eux-mêmes demandé Benoît comme abbé, mais s’opposaient à la discipline spirituelle qu’il instaurait. Au repas, ils lui présentèrent du vin empoisonné. Benoît bénit le récipient ; il se brisa et l’attentat fut dévoilé. Il répondit par le pardon et retourna à la solitude. La protection de Dieu et la réponse chrétienne à la haine forment l’unité de ce miracle.

Tradition hagiographique ancienneLire →
Signes dans la vie des saints

Catherine de Sienne : les stigmates cachés

Santa Cristina, Pise · 1er avril 1375

Le 1er avril 1375, après la sainte communion dans l’église Santa Cristina de Pise, Catherine de Sienne reçut les plaies du Christ. Son confesseur Raymond de Capoue était présent et en consigna le déroulement. Catherine vit le Crucifié dans une grande lumière ; cinq rayons atteignirent ses mains, ses pieds et son cœur. À sa demande, les stigmates demeurèrent cachés. Elle continua d’en porter les douleurs, tandis que sa vie appartenait à la prière, aux malades et au service de l’Église. Le récit de Raymond conserve à la fois ses observations et l’entretien qui suivit, au cours duquel Catherine lui expliqua la grâce reçue.

Grâce mystique transmise concernant une docteure de l’ÉgliseLire →
Signes dans la vie des saints

Don Bosco : la multiplication des hosties

Turin, oratoire de Valdocco · Vers 1848 ; confirmation rapportée pour le 18 octobre 1863

Lors d’une messe de fête à l’oratoire de Turin, les nouvelles hosties préparées manquaient : Giuseppe Buzzetti avait oublié de les déposer à temps sur l’autel. Lorsque Don Bosco remarqua le peu d’hosties dans le ciboire, il leva les yeux vers le ciel et poursuivit la distribution de la communion. Tous les jeunes reçurent une hostie consacrée entière. Buzzetti témoigna ensuite à plusieurs reprises de l’événement ; Lemoyne transmet aussi la confirmation explicite donnée par Don Bosco en 1863. La multiplication des hosties conduisit le saint lui-même vers le plus grand mystère de la consécration. Le miracle servit les jeunes qu’il avait préparés à la sainte communion.

Tradition testimoniale salésienneLire →
Signes dans la vie des saints

François à La Verna : les plaies du Christ

La Verna, Toscane · Septembre 1224

En septembre 1224, François reçut les plaies du Christ sur le mont La Verna. Au cours d’un temps de prière et de jeûne, il contempla un séraphin crucifié. Il porta ensuite les signes aux mains, aux pieds et au côté droit. Les sources franciscaines anciennes nomment des observateurs des stigmates de son vivant et sur sa dépouille ; la note de frère Léon et la première Vie de Thomas de Celano ancrent l’événement dès la première génération. Bonaventure recueillit d’autres déclarations de compagnons encore vivants. L’Église vénère les stigmates comme l’expression visible de la conformité du saint au Christ crucifié.

Stigmatisation reçue par l’Église et dans la liturgieLire →
Signes dans la vie des saints

Hélène et la découverte de la Sainte Croix

Jérusalem, Golgotha et basilique du Saint-Sépulcre · Époque constantinienne ; témoignages des IVe et Ve siècles

Sainte Hélène fit rechercher la croix du Christ à Jérusalem. L’historien ecclésiastique Socrate rapporte la découverte de trois croix et la guérison d’une femme mourante : lorsqu’elle toucha la croix du Seigneur, elle retrouva immédiatement la santé. L’évêque Macaire y reconnut la réponse à la question de savoir quelle croix le Christ avait portée. Dès le IVe siècle, Cyrille de Jérusalem atteste la diffusion du bois de la Croix ; la pèlerine Égérie décrit sa vénération publique. Ces témoignages anciens ancrent le culte de la Croix dans l’Église antique. La vénération s’adresse au Rédempteur, qui mourut pour les hommes sur ce bois.

Tradition ecclésiale ancienneLire →
Signes dans la vie des saints

Joseph de Cupertino : récits de lévitation

Copertino, Assise et Osimo · XVIIe siècle, particulièrement après 1628

Joseph de Cupertino fut à plusieurs reprises élevé au-dessus du sol pendant la prière. Des personnes de son entourage en témoignèrent dans les procédures ecclésiastiques. Ces élévations étaient liées à de profonds états extatiques que pouvaient déclencher des paroles religieuses, la musique ou la sainte messe. Le franciscain ne recherchait pas l’attention publique ; les phénomènes entraînèrent aussi des enquêtes, des changements de résidence et des restrictions. Son humilité et son obéissance marquèrent sa manière de les vivre. L’ensemble des témoignages conservés fait des lévitations un cas historique susceptible d’un examen concret.

Phénomènes extraordinaires attestés dans les premières procéduresLire →
Signes dans la vie des saints

La manne de saint Nicolas à Bari

Basilique San Nicola, Bari · Tradition médiévale ; examens en 1925

Une petite quantité d’eau, vénérée comme manne ou myron, s’accumule encore aujourd’hui au tombeau de saint Nicolas à Bari. La tradition remonte à sa sépulture de Myre et se poursuivit à Bari après la translation des reliques en 1087. Le liquide est prélevé chaque année le 9 mai. Les examens de l’université de Bari en 1925 révélèrent une eau presque pure et des différences nettes avec un échantillon extérieur de comparaison de l’époque. Les rapports publiés conservent les valeurs mesurées. La manne associe la mémoire du saint à la prière pour son intercession ; l’origine physique exacte de l’eau demeure l’objet de questions propres.

Liquide de relique vénéré ; origine discutéeLire →
Signes dans la vie des saints

Padre Pio : les stigmates et leur examen

San Giovanni Rotondo · 1918–1968 ; canonisation en 2002

Le 20 septembre 1918, le père Pio reçut après la sainte messe les plaies aux mains, aux pieds et au côté. Un mois plus tard, il décrivit les événements à son supérieur, le père Benedetto : la vision d’une figure sanglante, les plaies sur son propre corps et son désir de cacher les signes extérieurs. Plusieurs médecins examinèrent les lésions. Luigi Romanelli et Giorgio Festa formulèrent des jugements favorables sur leur caractère extraordinaire. Les lettres et les expertises conservées donnent au cas une documentation d’une proximité inhabituelle. La vie de Pio associa la souffrance à la confession, à la prière et à l’aide concrète aux malades.

Saint ; stigmates examinés historiquementLire →
Signes dans la vie des saints

Philippe Néri : un cœur dans le feu de l’amour

Catacombes de San Sebastiano, Rome · Vers la Pentecôte 1544

Vers la Pentecôte 1544, Philippe Néri priait dans les catacombes romaines pour recevoir les dons du Saint-Esprit. Son premier biographe Pietro Giacomo Bacci rapporte qu’une boule de feu entra dans sa poitrine et le remplit d’un amour brûlant pour Dieu. Un gonflement remarquable, puis de fortes palpitations, accompagnèrent l’expérience. Après sa mort, des médecins décrivirent des modifications de deux côtes et de la région du cœur. Cette grâce se situe au commencement de sa longue activité d’apôtre de Rome. De la prière, des visites aux malades, de l’accompagnement spirituel et de la vie commune naquit l’Oratoire.

Expérience mystique de Pentecôte traditionnellement vénéréeLire →
Signes dans la vie des saints

Rosalie et la délivrance de Palerme de la peste

Palerme et mont Pellegrino · 1624–1625

Lorsque Palerme fut frappée par la peste en 1624, les habitants se tournèrent vers sainte Rosalie. La tradition conserve l’apparition à Girolama La Gattuta, la découverte des ossements au mont Pellegrino et la demande ultérieure de procession reçue par Vincenzo Bonello. Le cardinal Giannettino Doria fit examiner les reliques ; leur remise est précisément documentée par un acte notarié de 1625. Le 9 juin, la grande procession traversa la ville. Palerme associe la délivrance de la peste et les guérisons rapportées à l’intercession de Rosalie. L’action de grâce marque encore aujourd’hui la vénération de sa patronne.

Tradition de délivrance entretenue par l’ÉgliseLire →
Signes dans la vie des saints

San Gennaro : la liquéfaction de la relique de sang

Cathédrale de Naples · Attesté depuis la fin du XIVe siècle ; récurrent

Lors des célébrations publiques de saint Janvier à Naples, la masse conservée dans le reliquaire devient à plusieurs reprises liquide. Les fidèles suivent ce changement dans le récipient fermé et rendent grâce à Dieu pour l’événement vénéré comme miracle du sang. Cette tradition d’observation remonte à la fin du Moyen Âge. L’Église de Naples l’associe à la sainte messe, à la prière et à la vénération de son saint patron martyr. La liquéfaction est un phénomène réel, observable publiquement. Son explication exige un examen précis de la relique elle-même ; un matériau modèle reproduit ne peut remplacer l’étude de l’original.

Phénomène vénéré et observé publiquementLire →
Signes dans la vie des saints

Thérèse d’Avila : la transverbération du cœur

Ávila ; relique du cœur à Alba de Tormes · Vers 1560 ; décrite dans le Livre de sa vie

Dans le Livre de sa vie, Thérèse d’Avila témoigne d’une grâce particulière de l’amour de Dieu : un ange apparut avec une pointe d’or enflammée et transperça son cœur jusqu’au plus intime. L’expérience la remplit d’une douleur intense et, en même temps, d’un amour pour Dieu dont elle ne voulait pas être délivrée. Thérèse décrit elle-même comment l’esprit et le corps y prirent part. Elle soumit ses expériences à l’examen de guides spirituels et en porta les fruits dans la réforme du Carmel. L’Église vénère la transverbération comme une grâce particulière dans la vie de la sainte ; le Carmel en fait mémoire dans la liturgie.

Grâce mystique vénérée par l’ÉgliseLire →
Les miracles de Jésus

Jésus apaise la tempête

Lac de Galilée · Ministère public de Jésus au Ier siècle

Le soir, Jésus et ses disciples traversent le lac de Galilée. Une violente tempête se lève ; les vagues se jettent dans la barque tandis que Jésus dort à l’arrière. Les disciples le réveillent et crient au secours. Il se lève, commande au vent et à la mer, et un grand calme s’établit. Les hommes sauvés se demandent, saisis de crainte révérencielle, qui est celui à qui même le vent et l’eau obéissent. Matthieu, Marc et Luc attestent le miracle. Il révèle la puissance du Christ sur la création et montre comment, dans leur peur, il conduit les hommes à reconnaître sa personne et à se fier à lui.

Témoignage des Évangiles synoptiquesLire →
Les miracles de Jésus

Jésus marche sur l’eau

Lac de Galilée · Après la multiplication des pains pour les cinq mille

Après la multiplication des pains pour les cinq mille, les disciples traversent le lac tandis que Jésus reste pour prier. Un vent contraire rend la traversée difficile. Pendant la nuit, il vient vers eux en marchant sur l’eau. Les disciples prennent peur, mais il les rassure. Matthieu atteste aussi la démarche de Pierre : à l’appel de Jésus, il avance vers lui, commence à s’enfoncer en voyant le vent et est aussitôt saisi par sa main. Lorsqu’ils montent dans la barque, le vent tombe. Les disciples adorent Jésus comme Fils de Dieu. Le miracle attesté dans trois Évangiles révèle la souveraineté du Christ sur la création et sa proximité salvatrice avec les siens.

Attesté dans trois ÉvangilesLire →
Les miracles de Jésus

La fille de Jaïre

Au bord du lac de Génésareth ; la maison de Jaïre n’est pas précisément localisée dans les péricopes · Ministère public de Jésus · Ier siècle

Jaïre, un chef de synagogue, tombe aux pieds de Jésus et le supplie pour la vie de sa fille mourante. Jésus part avec lui. Lorsque la nouvelle de la mort arrive en chemin, il invite le père à continuer de croire. Dans la maison, il prend par la main la jeune fille de douze ans et la rappelle à la vie : Talitha koum. Aussitôt, elle se lève et se met à marcher. Ses parents, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, sont présents. Le Christ, qui commande à la mort, veille ensuite à ce que l’enfant reçoive à manger. Marc, Matthieu et Luc attestent ce miracle ; leurs récits et l’interprétation des Pères de l’Église en éclairent le déroulement et la signification.

Miracle biblique dans le témoignage des ÉvangilesLire →
Les miracles de Jésus

La guérison de la femme atteinte de pertes de sang

Au bord du lac de Génésareth, sur le chemin de la maison de Jaïre · Ministère public de Jésus · Ier siècle

Depuis douze ans, une femme souffre de saignements. De nombreux traitements ne l’ont pas aidée ; ses ressources sont épuisées et son état s’est aggravé. Alors que Jésus traverse la foule en allant chez Jaïre, elle s’approche par-derrière et touche son vêtement. Aussitôt, son mal cesse. Jésus s’arrête, la fait sortir de l’anonymat et l’amène à dire devant les personnes présentes ce qui s’est passé. Il l’appelle « ma fille », reconnaît sa foi et la renvoie en paix. Les trois Évangiles synoptiques attestent une guérison qui restaure le corps et conduit cette femme jusque-là craintive à la rencontre personnelle avec le Christ.

Miracle biblique dans le témoignage des ÉvangilesLire →
Les miracles de Jésus

La guérison de l’aveugle-né

Jérusalem ; piscine de Siloé · Ministère public de Jésus · Joh 9

À Jérusalem, Jésus rencontre un homme aveugle depuis sa naissance. Il lui enduit les yeux de boue et l’envoie à la piscine de Siloé. L’homme se lave et revient voyant. Les voisins reconnaissent le changement, ses parents confirment son identité et sa cécité de naissance, et les interrogateurs religieux examinent le fait à plusieurs reprises. Malgré les pressions, l’homme guéri s’en tient à ce qu’il sait : il était aveugle et maintenant il voit. Après son expulsion, Jésus vient le trouver. La guérison conduit à la confession de foi et à l’adoration du Christ. Jean 9 conserve le miracle avec l’interrogatoire détaillé de ses témoins.

Récit canonique de guérisonLire →
Les miracles de Jésus

La guérison du lépreux

Galilée ; le lieu exact n’est pas indiqué dans les péricopes · Ministère public de Jésus · Ier siècle

Un homme lépreux se prosterne devant Jésus et demande à être purifié. Il a confiance en sa puissance : si le Christ le veut, il peut le guérir. Jésus étend la main, le touche et prononce sa parole efficace. Aussitôt, la lèpre disparaît. Il envoie ensuite l’homme guéri se présenter au prêtre et offrir le don prescrit par Moïse. L’homme fait largement connaître le miracle ; de plus en plus de personnes recherchent Jésus. Marc, Matthieu et Luc attestent cette rencontre où le Seigneur touche l’homme durement éprouvé, guérit son corps et lui ouvre le chemin vers une pleine participation à la vie communautaire d’Israël.

Miracle biblique dans le témoignage des ÉvangilesLire →
Les miracles de Jésus

La multiplication des pains pour les cinq mille

Au bord du lac de Galilée ; le lieu exact n’est pas déterminé sans équivoque · Ministère public de Jésus au Ier siècle

Au bord du lac de Galilée, une grande foule se rassemble autour de Jésus. Lorsque l’heure devient tardive, les provisions disponibles sont très loin de suffire : cinq pains et deux poissons. Jésus fait asseoir les gens, bénit les aliments et les donne à distribuer. Tous mangent et sont rassasiés. Les disciples ramassent ensuite douze paniers de restes. Les quatre Évangiles attestent ce miracle. Jean mentionne le garçon aux pains d’orge, ainsi que Philippe et André, et relie l’événement au discours sur le Pain de vie qui suit. Le Christ apaise une faim réelle et se révèle comme le Seigneur généreux qui, au-delà de la nourriture, se donnera lui-même.

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Les miracles de Jésus

La résurrection de Jésus-Christ

Jérusalem ; autres rencontres en Galilée · Le troisième jour après la crucifixion · Témoignages pascals du Nouveau Testament

Jésus-Christ, mort sur la Croix et enseveli, ressuscite corporellement d’entre les morts le troisième jour. Les femmes trouvent le tombeau ouvert ; Pierre et l’autre disciple voient les linges laissés sur place. Marie Madeleine rencontre le Seigneur. Il se montre aux disciples, leur parle, leur fait reconnaître ses plaies et conduit Thomas à confesser sa divinité. Les Évangiles conservent ces rencontres à Jérusalem et en Galilée. Paul transmet le témoignage pascal reçu et nomme des témoins individuels, le groupe apostolique et plus de cinq cents frères à la fois. Pâques est la victoire réelle du Christ sur la mort et le fondement de l’espérance chrétienne.

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Le centurion de Capharnaüm

Capharnaüm, au bord du lac de Génésareth · Ministère public de Jésus · Ier siècle

À Capharnaüm, le serviteur d’un centurion est gravement malade. L’officier intervient pour lui et demande l’aide de Jésus. Il a une telle confiance en son autorité qu’il ne réclame pas de visite au chevet du malade : une parole du Christ suffit. Jésus loue cette foi extraordinaire et le serviteur retrouve la santé. Matthieu atteste la guérison à cette même heure ; Luc rapporte que les envoyés, à leur retour, le trouvent en bonne santé. Le souci du malade, l’intercession des anciens juifs et l’humble confiance du centurion marquent ce miracle. Sa demande se perpétue dans la prière de l’Église avant la sainte communion.

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Le jeune homme de Naïm

Naïm en Galilée · Ministère public de Jésus · Ier siècle

Devant la porte de Naïm, Jésus rencontre le cortège funèbre d’une veuve : on emporte son fils unique pour l’ensevelir. Jésus voit la mère, est pris de compassion pour elle et arrête le cortège. Il touche la civière et ordonne au mort de se lever. Le jeune homme se redresse, se met à parler et est rendu à sa mère. Les disciples et de nombreuses personnes assistent au miracle ; ils louent Dieu qui a visité son peuple. Luc conserve le récit de ce retour public d’un mort à la vie. S’y révèlent l’autorité divine du Christ et sa compassion pour une mère qui a déjà perdu son mari et, maintenant, son fils unique.

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Le paralysé de Capharnaüm

Capharnaüm, au bord du lac de Galilée · Ministère public de Jésus au Ier siècle

À Capharnaüm, quatre hommes apportent un paralysé à Jésus. La maison est bondée ; ils ouvrent donc le toit et descendent le malade sur sa civière. Jésus voit leur foi et lui annonce le pardon de ses péchés. Lorsque des scribes s’offusquent de son autorité, il répond par un miracle visible : il ordonne au paralysé de se lever, de prendre son lit et de rentrer chez lui. Aussitôt, l’homme se lève devant tous, porte sa civière et rentre chez lui en louant Dieu. Les gens s’émerveillent et glorifient Dieu. Marc, Matthieu et Luc attestent la guérison comme une révélation de l’autorité du Fils de l’homme.

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Le retour de Lazare à la vie

Béthanie près de Jérusalem · Avant la dernière Pâque de Jésus · Joh 11–12

Lazare est mort et repose depuis quatre jours dans le tombeau lorsque Jésus arrive à Béthanie. Marthe confesse sa foi en lui comme Christ et Fils de Dieu ; Marie se jette à ses pieds dans le deuil. Au tombeau, Jésus pleure. Puis il fait enlever la pierre, rend grâce au Père et appelle son ami à sortir. Lazare sort vivant du tombeau, encore lié dans les linges funéraires. Les personnes présentes doivent le délier. Beaucoup de témoins croient maintenant en Jésus ; d’autres rapportent l’événement à ses adversaires. Jean relie ce miracle puissant à la Croix qui approche : le Seigneur donne la vie à son ami et marche lui-même vers sa Passion.

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Les miracles de Jésus

Les noces de Cana

Cana en Galilée ; l’identification précise du lieu est controversée · Au commencement du ministère public de Jésus · Joh 2,1–11

Lors d’un mariage à Cana, le vin vient à manquer. Marie remarque la difficulté et la présente à son Fils. Jésus fait remplir d’eau six jarres de pierre jusqu’au bord. Lorsque les serviteurs en apportent au maître du repas, celui-ci goûte un vin excellent. Les serviteurs savent qu’ils ont versé de l’eau ; le maître du repas atteste la qualité du vin sans en connaître l’origine. Le Christ accomplit ainsi son premier miracle public et révèle sa gloire. Ses disciples croient en lui. Jean conserve le déroulement précis de ce don, où concourent l’intercession de Marie, l’obéissance des serviteurs et l’autorité créatrice de leur Seigneur.

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Miracles · Catholon · FrançaisExaminer et comprendre les miracles · Crédits iconographiques